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Drogue au volant

Effets des psychotropes d’ordonnance sur la conduite

​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​Conduire avec les facultés affaiblies par l’alcool ou d’autres substances reste le facteur le plus important à l’origine d’accidents graves au Canada. Les conséquences dévastatrices de l’alcool au volant sont bien connues, et maintenant, celles liées à la drogue au volant suscitent de plus en plus d’intérêt. Au Canada, le pourcentage de conducteurs mortellement blessés dans des accidents de la route et qui avaient pris de la drogue (40,0 %) dépasse désormais le pourcentage de conducteurs qui avaient bu de l’alcool (33,3 %).​

Les sanctions en vigueur s’appliquent à tous les cas de conduite avec facultés affaiblies, que ce soit par l’alcool ou la drogue. Des policiers formés et accrédités en tant qu’experts en reconnaissance de drogue arrivent à détecter les conducteurs aux facultés affaiblies par la drogue. Ces experts analysent le comportement du conducteur et peuvent lui demander de fournir un échantillon de sang, d’urine ou de salive. Consulter notre document d’orientation sur le dépistage par prélèvement de salive​.

Lutter contre la drogue au volant

Le Programme d’évaluation et de classification des drogues (ECD) est un protocole en 12 étapes systématique, norm​alisé et autorisé au Canada pour l’évaluation de personnes soupçonnées de conduire avec les facultés affaiblies par la drogue. Le protocole ECD permet d’obtenir une évaluation valide et fiable de l’affaiblissement des facultés résultant de la consommation de drogue. Consulter notre document d’orientation sur le programme​.

Les lois « per se » sur l’alcool fixent un taux d’alcoolémie à partir duquel il est illégal de conduire. Donc, si un conducteur a un taux d’alcoolémie supérieur à la limite per se, on considère que ses facultés sont affaiblies. Pour ce qui est de la drogue, il faudrait aussi envisager d’établir des limites per se, même si cette façon de faire est plus difficile, car il faudra s’entendre sur une limite pour chaque substance, y compris les médicaments sur ordonnance. Consulter notre document d’orientation sur les lois per se en matière de drogues​.

Les psychotropes d’ordonnance peuvent aussi affaiblir les facultés nécessaires pour conduire. Les effets de ces médicaments sur le corps et le cerveau sont certes très variables, mais en bout de ligne, ils produisent tous le même résultat, soit une altération de la capacité du cerveau à traiter l’information et à réagir par le mouvement – des habiletés requises pour conduire. Cette altération nuit à la capacité de conduire​ et accroît le risque d’avoir un accident. Consulter notre rapport sur les effets des psychotropes d’ordonnance sur la conduite​.​